‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 124 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

LUTHER, avec calme.

Dieu le veut, Dieu soit loue.

( Il sort entre les deux cavaliers. Catherine ane'antie le suit des yeux. ) MÉLANCHTHON.

Hubert mort!... et Luther?...

JEAN, résigne'.

Est perdu!... Viens, partons!...

MÉLANCHTHON, se lamentant.

Hélas ! sans appui et sans lumière.

( Ils sortent en se tenant la main. ) THERESE, s'approchant affectueusement de Catherine.

Et toi,... que ne puis-je déjà t'éclairer!

CATHERINE, avec ele'vation , mais en pleurant.

Il est deyenu l'élu de mon âme, pour que j'atteigne le but de mon existence... Il meurt... je le perds,... mais non mon salut que je lui dois et que je conserve.

THÉRÈSE

Pourquoi donc vos larmes?

CATHERINE

Elles sont comme la rosée matinale.

THERESE, d'un ton mystérieux.

Qui humecte un germe bienfaisant.

CATHERIN E, avec beaucoup d'élévation.

Que je me sens épurée par sa volonté sublime !

Théâtre allemand. I A

aïo LUTHER,

Ah ! pour que son image me remplisse toute entière, je veux, appuye'e sur ton bras fidèle, retourner à l'ombre de mon cloître silencieux.

( Elle saisit la main de Thérèse , et sort d'un pas lent et solennel. )

THERESE, s'arrachant d'auprès d'elle, accourt précipitamment sur le devant de la scène , elle étend ses bras, et portant vers le ciel des yeus pleins d'expression, elle s'écrie :

Et moi !

FIN DU QLATHJEAiE ACTE.

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