‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 123 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE II. 2o · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II. 2o

arts, votre brillante aurore répand la lumière dans l'immensité. C'est à l'amour, à l'amitié, que vous êtes consacrés : la pensée mûrie et la sagesse austère changent en réalités vos illusions ravissantes. »

(Tous les deux se lèvent. Hubert se tait. ) JEAN, s'approchant de The'obald.

Mille grâces pour ton chant de cygne!

Venez.

HUBERT

Il me semblait que ce chant m'était inspiré.

CATHERIN E , priant humblement Luther.

Votre bénédiction , avant de nous séparer.

MÉLANCHTHON, s'e'criant.

Des cavaliers , l'épée nue !

( Entrent trois hommes à cheval, armes de pied en cap , et la visière baissée; ils ont des manteaux rouges et portent des lances. )

PREMIER CAVALIER

Luther, arrête ! tu es prisonnier.

Enfer, triomphes-tu?

MÉLANCHTHON, JEAN et THÉOBALD, se jetant ù genoux dcvani les cavaliers. )

Grâce ! . . . pitié !

HUBERT, courant sur eux.

Audacieux brigands!

LUTHER, se mettant entre les cavaliers el lui

Point de querelle; me voilà!

ao8 LUTHER,

H UBERT , jetant son cor de chasse, casse une forte branche d'arbre, et se pre'ci pile sur les cavaliers. )

Vous me tuerez plutôt.

PREMIER CAVALIER , la lance en arrêt.

Jeune homme, tiens-toi tranquille.

HUBERT , se pre'cipitant sur la lance.

Ha!

(Il tombe blessé. ) PREMIER CAVALIER.

Il paie son audace !

LUTH E R , avec la plus vive douleur.

Voilà la première goutte de sang chrétien qui coule pour moi !

PREMIER CAVALIER

Allons vite !

CATHERINE, tombant avec de'sespoir aux pieds des cavaliers.

Oh ! donnez-moi la mort aussi !

THÉOBALD

Je veux vous suivre!

PREMIER CAVALIER

Cours donc bien fort!

THÉOBALD, avec joie.

Je suis prêt... me voilà!

( Il fuit pre'cipitamment, le premier cavalier le suit. ) MÉLANCHTHON, avec la plus vive douleur, à Luther.

Grand Dieu ! tu vas donc mourir, Luther !

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