ACTE V, SCÈNE IT
THÉOBALD
Quoi ! Wittemberg en flammes ?
Je t'entends, tu m'exhortes. Les sons de ta flûte ne sont-ils pas encore étouffés?.... Viens , je me sens entraîné. Il faut partir.
THÉOBALD
Mais , où aller ?
Où Dieu m'appelle, à Wittemberg... Là se passe en ce moment , me dit le génie qui parle en moi , et qui ne m'a jamais trompé, là se passe quelque chose d'abominable, de monstrueux; et il faut, car je me sens encore mon ancienne force , il faut que je sauve ce qui peut encore être sauvé.
Avez-vous oublié le ban de l'empire ?
Et c'est toi qui me le rappelle !
THÉOBALD
Ne suis-je pas banni moi-même ? Il me semble
qu'ils m'ont proscrit aussi ?
Rêveur que tu es !
THÉOBALD
Quelle sensation douce et pénible !.... Comme je me sens entraîné !
Il fait nuit , nos gardes sont endormis ! fuyons.
THÉOBALD
Que faire ? dois-je vous pre'ce'der , ou la suivre ?
Nous verrons , enfin , si mon ouvrage doit subsister, ou s'il deviendra la proie de l'empire des ténèbres.
fils sortent.)