‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 174 sur 272 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

goisses ne veulent pas me quitter. Ici , sur le Gemmi, on est si isole' ! à trois lieues à la ronde on ne trouve que cette maison; point d'âme vivante, excepte' nous. L'hiver arrivé, chacun se retire dans une sûre vallée; nous seuls, comme enchaînés par les esprits des Alpes , nous restons ici; aujourd'hui je suis seule avec mes tourmens. Peut-être une chanson gaie abrégera ces sombres moraens.

(Elleclianle. )

Et quand le paysan est un paysan , Il conduit sa charrue ; Et quand il a un chapeau et une chemisette , Il se trouve assez d'habits.

Un chapeau sur sa tête , De petites plumes dessus , Une chemisette de berger Avec de jolis rubans après...

Le paysan n'est point un seigneur :

Le paysan n'est qu'un paysan , Et sa vie est dure.

Seigneur Jésus! n'était-ce pas cet air que sifflait Kuntz en aiguisant sa faux? ( On frappe à la porte. ) On frappe! ouvrirai-je ? {Courant à la porte, et l'ouvrant. ) Ah ! c'est mon mari !

3io LE VINGT-QUATRE FÉVRIER,

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