SCÈNE V
Les précédens, OTTO, peu après KOLBERT.
OTTO, gaiement.
Ierta! ma mère! ce n'est pas le comte Hugo qui vient de descendre dans la cour, ce sont des étrangers. Ils portent l'habit de mon pays, ils parlent espagnol; ces sons si chers ont retenti doucement à mon oreille qui lésa tant souhaités. Fais-les promptement entrer, ma mère.
KOLBERT.
Madame ! un seigneur étranger, que les gens de l'ambassadeur d'Espagne ont conduit au château, demande notre maître le comte d'OErindur.
ELVIRE
Son nom?
KOLBERT. Il cherche à se souvenir.
Don.... Pardonnez, les mots étrangers se retiennent difficilement... Je vais...
ELYIRE.
Attendez; qu'importe comment il se nomme? Dites-lui que nous attendons le comte. Logez-le clans les meilleures chambres du château, ordonnez qu'on ait soin de sa suite.
(Kolhert sort.) OTTO.
Ma mère, permets que j'aille saluer l'Espagnol à la manière de son pays.
ELVIRE
Va , mon fils ; mais ne lui demande pas indiscrètement qui il est.
OTTO, avec joie et fierté.
Il est Espagnol; je n'ai pas besoin d'en savoir davantage.