DON VAUX
Pourras-tu ouvrir? .-•-,-
TRISTAN
Cela n'est pas difficile quand la clef est à la serture.
Ouvre donc-, et vote qui c'est. {Tristan »6rt.) Mâlhèùreu*! je ne voulais, pas. croire Jusqu'à présent à l'irrésistible puissance de l'amour. — Je n'en doute plus désormais... On a bien raison de dire que l'ameur «p servait o> l'archet de» flècnfi* avant rinveotiB»4es arqws ^ Jeu, umis^ue depuis...
Entre TRISTAN.
TJ&STAN.
Bonne nouteiïe, mon seigneur!
don FiiiX.
QwHetsM>Het * •
v . • TRISTAN*. '• * <■ • •* ■
Vétu voilà devenu un kérof de roman, un chevalier errant..* Une femme mMqeéey voilée, déguisée, qui a dft planter là la fête" ptmr venir, #4 q«i perle je Disais quoi dans un panier , demnade aptèr vous. *-• -.-•.. - ■> •" •' •»•*■".-
DON FEUX. ' ' '
Moi, dis-tu? Et qui donc à Milan peut savoir mon nom ?
TRISTAN
EU» rt pae dit éen fétix, mais don Ceint.
DON FÉLIX
Cela ne m'étonne pas moins; niais enfin, qui que ce soit, fais entrer.
1 Nous avons reproduit de notre mieux la plaisanterie de l'original, qui consiste dans le rapprochement du mol euento, conte, avec Te mot cuenta, compté. <•'•*■'••*" .. Jft» &a dé ater mas ctuhttosï " -.••••
— No— Pu$s, ténor, hayamos outnta. * ' • <*> * K * ▼" * *
TRISTAN
La dame s'en est donné toute seule la permission* Entre FLORA , masquée, et ao panier à la main. flora , à part.
Plaise à Dieu que ce stratagème de ma mat tresse ne tourne pas contre nous, et que tout cela ne finisse pas mal !
DON FÉLIX
Qui cherchez-vous, madame? {Flora lui fait signe que c'est lui.)
Kst-ceraoi?... {Elle lui fait signe que oui.) Vous ne savez donc pas
varier ?
Bile fait signe que non.
TRISTAN
Elle dit que son, -mon seigneur. •• Cela n'est pas commun chez
les masques.
Flora donne une lettre à don Félix.
DON FÉLIX
Vous voulez que je prenne cette lettre?... et que je la Use?... et que je garde le silence?... Écoutez... Attendes. Ne devez-vous pas reporter la réponse?... non. Eh bien 1 quoique tout cela puisse n'être cra'une mauvaise plaisanterie permise par l'usage en ce pays, a l'époque du carnaval, je veux vous récompenser de votre peine. Tenez, prenez.
U lui offre une bagne, qu'elle renne.
t&istan, à part.
Quelle est donc, grand Dieu 1 cette femme qui se tait, donne et refuse de prendre? {Haut.) Seigneur, voici le seigneur Lidoroqtû
entre.
Pour qu'il ne vous trouve pas ici , je vous laisse aller*
Pardieu l il faut que. je la suive, car ce serait affreux de perdre sitôt une femme aussi rare 1 Vous ne voulez pas que je vous suive... vous dites qu'il y a en bas quelqu'un qui me maltraiterait? et vous me présentez , à moi aussi , un papier en me recommandant de lire ~ et de me taire ?... {Il prend une lettre que Flora lui présente.) Allons ! je ne savais pas que dans ce pays on pût faire pour moi tantde mystère 1 {Flora sort. ) Eh bien! ne voilà-t-il pas qu'elle a décampé!
don Fiforx
Tais-toi, Tristan ; nous découvrirons plus tard ce que signifie cette
plaisanterie.
Entre LIDORO.
LIDORO.
Gomment avez-vous passé la nuit, don César?
DON FÉLIX
Ne devais-je pas, seigneur, la passer on ne peut mieux, étant dans votre maison?
LIDORO.
Vous me flattez, don César; et à tous voir habillé si matin, je crains que vous n'ayez pas été satisfait de l'hospitalité.
DON FÉLIX
Au contraire, seigneur, cela prouve que cette hospitalité m'est si agréable que je ne Yeux rien en perdre. C'est insulter au bonheur que de dormir long-temps quand on est heureux.
LIDORG.
Vous êtes bien courtois ; mais cela ne m'étonne pas , étant le fils d'un homme qui était la courtoisie même. Ohl comme il serait content de vous voir galant comme vous l'êtes!... Dieu le tienne en sa gloire ! j'ai perdu là un bon ami.
DON FÉLIX
De l'héritage de mon père, ce titre est ce que j'estime le plus.
LIDQRO.
Xe n'oublierai jamais notre liaison dans les guerres de Bourgogne. Sans lui un jour, dans une affaire, je serais demeuré sur le carreau... C'est le plus doux souvenir de ma jeunesse... Et qu'est devenu votre oncle?
Tristan, à part C'est par ici qu'il va le prendre.
don félix, à part.
Que répondre? que faire?,.. J* ai beau être l'ami de don César, je se sais rien de ces détails. {Haut<) Duquel pariez-vous?
LIDORO»
De don Alexandre Farnèse.
Tristan, bas, à don Félix.
Attention!
DON FÉLIX
Il est mort
tristan, à pair t. x
Bon ! voila le pauvre homme expédié.
DON FÉLIX
A la guerre.
LIDORO.
Je ne comprends pas qu'il y soit allé. Don Alexandre, n'était pas militaire; il était de mon temps lettré à Parme.
DON FÉLIX
Il avait été envoyé en Piémont comme auditeur.
tristan, bas, à dan Félix.
Bravo ! vous vous en êtes bien tiré !
LIDORO.
Et comment va madame dona Laura, sa femme?
• TRISTAN
Elle est abbesse.