scène n
Entrent DON riRlMND (ÂlBlf HOMÉYA), DOS A ISABELLE (LIMRA),
une foule de Modiques, et de* M«ic i eM^
DON FKRNAND. "
Sur le penchant de cette colline où la nature semble avoir réuni toutes 1er fleurs, afin qu'elles reconnaissent toutes la souverain été de la rose, sur ces gazons verdoyans, ô mon épouse chérie 1 tu peux t'asseoir un instant. {Aux Musiciens.) Vous autres, chantez; voyons si la musique ne vaincra pas sa mélancolie.
ISABELLE
Vaillant Aben-Huméya, dont le noble courage se verra bientôt couronné non pas seulement du chêne de l'Alpujarra, mais des lauriers ingrats qui ne croissent que dans la plaine, et qui bientôt dois soumettre à leur tour les Espagnols, ma mélancolie continuelle n'est point le mépris du bonheur que m'offrent ta grandeur et ton amour. C'est une disgrâce, une punition du destin : car la fortune est si capricieuse el si cruelle , qu'elle ne nous accorde jamais un bien sans nous en faire payer le prix par quelque mal. Oui, crois le, mon chagrin n'a point d'autre motif. {A part.) Plût au eiel que ce fût la vérité l {Haut.) Et puisque le sort pe m'a envoyé cette mélancolie que pour me. punk ée mon bonheur, sans doute je ne cesserai jamais de l'éprouver, puisque je ne cesserai jamais d'être heureuse auprès de toi.
DON FWMfÀND.
Si telle est* es effet, la cause de ta tristesse, je ne pourrai jamais te coasolwyô ma «hère Lidora! au contraire, ta tristesse croîtra chaque jour, tar chaque jour verra croître ta puissance ettnon amour. [Au» HfyuirtmK) Allons, ebantei ; célèbre* sa beauté. La mélancolie et la musique furent de tous temps amies.
MiraiciEits, chantant.
Q mon bonheurl 6 ma joie 1 Me dites pas à qui vous êtes