‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnolChapitre 42 sur 113 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Une ruo, la nuit.

Entrent LE ROI et DON DIÈGUE.

LE ROI

A la fin Henri est parti ?

DON DIÈGUE

Oui, Sire, il a quitté Séville à l'entrée de la nuiL

LE ROI

En vérité^ il se flattait, le présomptueux, que, seul au monde, il pourrait se jouer de moi impunément. — Et où va-t-il?

DON DIÈGUE

A Consuegra, je présume.

le roi.

L'infant a sa maîtrise dans cette cité ; il y sera joint par mon autre frère, et ils essaieront tous deux de se venger de moi.

DON DIÈGUE

Non, sire; j'espère bien qu'ils considéreront l'un et l'autre que vous êtes leur frère et leur roi, et qu'à ce double titre vous avez droit à leur obéissance.

LE KOI.

Le temps nous l'apprendra. — Henri emmène-t-il quelqu'un avec lui ?

DON DIÈGUE

Oui, sire, don Arias.

le roi.

(/est son grand confident.

que les bandes se sont détachées, personne ne pourra me prouver le contraire. — Quant à cet homme, c'a été une bonne précaution de l'amener ici de la sorte. Il ne sait où il est, et s'il raconte qu'il a saigné par force une femme, il lui sera impossible de dire quelle femme. D'ailleurs, au besoin, quand ce sera fini et que je l'aurai accompagné assez loin de ma maison, — j'ai mon poignard. — Je suis médecin de mon honneur, il faut que je lui rende la vie avec une saignée. La saignée est à la mode aujourd'hui.

Il tort.

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