SCÈNE II
Un U'irain (tarant les murs d'au couvent. — Il est uuil.
Entrent EUSEBIO, BICARDO, et CEL10 qui porte une échelle.
ricardo, à Celio.
Approche doucement, et applique l'échelle à cet endroit
EUSEBIO
Nouvel Icare, je veux monter vers le soleil ; et si le sort ne m'est point contraire, j'aurai bientôt atteint le firmament. — amour! c'est toi que j'invoque!... {A Ricardo et à Celio.) Vous autres, des que je serai arrivé au sommet du mur, retirez l'échelle, et attendez que je fasse le signal convenu. {A part.) En ce moment décisif et solennel , je ne sais quelle terreur secrète s'empare de moi.
R/CARDO
Qu 'attendez- vous?
CELIO
Hésitez-vous donc, malgré votre courage ?
EUSEBIO
Ne voyez-vous pas tous deux cette flamme qui se balance devant moi?
RICARDO
Seigneur, c'est un vain fantôme formé par la peur.
eusebio.
Moi ! j'auraii peur !
CELIO
Montez donc.
EUSEBIO
Je monte, bien que cette éclatante lumière m'éblouisse. J'irais à travers la flamme, et tout le feu de l'enfer ne m'arrêterait pas.
CELIO
Le voilà entré!
RICARDO
Ce doit être quelque idée, quelque illusion produite par une terreur secrète.
CELIO
Ote l'échelle.
RICARDO
Maintenant, il faut l'attendre jusqu'au jour.
CELIO
H faut en convenir, il a de l'audace. Pour moi , j'aurais mieui aimé passer la nuit auprès de ma petite villageoise ; mais je réparerai plus tard le temps perdu.
Us s'éloignent.