‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 128 sur 292 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes , excepté OSCAR.

PALIMA.

Valeureux jeune homme, le malheur devait te^ respecter! Que le soleil ne voie pas. ta déroute... Allons au temple du dieu de nos père§; que les par-

aaa LA CONQUÊTE D¥ PÉROU,

fums s'élèvent en nuages ëpàis devant son siiùulacre; que nos gëmissemens ^tirent sa compassion et donnent la victoire !

ATABALIPA.

Le cœur dans l'infortune aime à recourir à la divinité: que votre espérance se fortifie aux pieds des autels; vos prières , émanées de la vertu ^ seront écoutées. Je pars pour le camp^ afin de voir si je puis encore , par mes supplications , éloigner le qarnage de ce triste empire.

SÉMIRA.

Ce n'est plus le temps d'employer de semblables moyens. La guerre ^ dans sa furie , a banni les sentimens de douceur et de compassion. Accompagne ta famille; laisse combattre des bras qui lasseront peut-être l'inexorable destin.

( Ils se retirent. )

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