ACTE^, SCÈNE VI. aai
mide, et se refuserait à une juste guerre? un homme qui f nierait le com||tf^ d'où dépend le salut de sa patrie ^ de ses parens et de son épouse ?
SÉMIRA.
Va, généreux Oscar; suis les impulsions de ton noble cœur; fatigue la disgrâce. Si le soleil, ou cette divinité que les barbares adorent, sont justes, ils estiment l'honneur, ils aiment une valeur héroïque , et ils ont pitié de la vertu qui gémit dans la consternation ; va avec assurance. Les lauriers de la victoire doivent orner ton front; Sémira ne peut point porter des chaînes sacrilèges; elle doit té revoir au milieu des triomphes, ou bien elle saura mourir avec force et constance. *
. OSCAB.
Épouse digne d'un meilleur destin , femme courageuse, tes sentimens sublimes enflamment encore davantage ce cœur qui brûle d'un saint devoir : ton époux sera invincible; le temps vole. Adieu, tendre Sémira; adieu, Paltma. {Ils s^ embrassent tous trois. ) Ami malheureux, implore le ciel !
(H pan.)