‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 144 sur 292 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les mêmes, JACUBACCA et Përuviiehs dans les chaînes, OSCAR , des soldats espagnols l'amènent sur une litière presqu'expirant.

ATàBALIPA.

Oh ! quel jour d'horreurs tnes yeux ont-ils vu !

PIZARRE, à Sémira.

Tu as devant toi mon rival. Vois ce que peut un orgueil insensé. Maintenant, considère son état abject et mon triomphe.

SB MIRA. Elle s'approche d'Oscar avec Palima , âkallia, Druia el Ingacu.

Mon Oscar, toi que j'adore! Oh! malheur! mon âme va s'élancer dans Ion sein pour retenir 1» tienne. Ouvre ces yeux où je voyais briller nofr

5i4o LA CONQUÊTE DU PÉROU,

plaisirs. Mais ton sang a coule , et, déjà glacé, tu as

perdu la vie par les mains de la tyrannie.

OSCAR, ouvrant les yeux .

Qui me parle?... qui veut d'une mort douloureuse me rappeler à la lumière.. • d'un jour malheureux? Qu'on me laisse en paix... dans ces derniers momens... Ne pas exister. .. est toujours ce qu'il y a de plus doux... pour qui a perdu... tout ce qu'il aimait le plus.

SÉMIRA.

. Tu es dans les bras de ta fidèle épouse, si tu ne vis pas, Oscar, Sëmira va mourir.

OSCAR , ouTrant les yeux.

Sëmira! quoi! c'est toi qui soutiens les faibles restes d'une vie pleine d'amertume?... Tu vis encore ma bien-aimée ! nos tyrans t'ont donne la liberté!... Le vil Pizarre a-t-il, senti la compassion ?.,. ou bien as-tu suivi la dure loi de ce monstre... Oh ! Dieu , je me meurs.

( Il s'évanouit avec angoisse* ) SEMIRA.

Retrouve encore un souille, cher objet. Sémira t'appartiendra au delà de la mort. Rien ne peut te ravir la juste possession d'un cœur qui était né pour toi.

OSCAR

Sémira !... ma douce... et chère amante«.. Où est notre père?., existe-t-il encore? Cette tendre mère,., qui aimait tant,... a-t-eile pu survivre... au malheur.

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