ACTE II, SCÈNE I
MÉCIPSA.
Xle plan 4's^ttaque , qui , dans sa combinaison^ lai ssait entrevoir de sî grands succès, a paralyse entièrement la bataille , et nous n'avons pu entrepren* dre uQe lutte nouvelle sans que des renforts arrivassent. Qui nous assure que Viriatus se reposera sur le champ de la victoire? Son caractère actif et infatigable iie souffre pas de momens oisifs. En retirant de ce pays toujours redoutable nos troupe^ déjà fatiguées , nous en sauverons les restes ; ils peuvent, dans des instans plus heureux , rendre/ rfaonneur à la patrie.
SERVILICS.
Mon cœur ue perd pas la chaleur flatteuse de l'espérance : c'est dans les momens de l'embarras le plus critique queues ressources du génie se présentent. Cet homme , qui allume dans le cœur de ses compatriotes la flamme d^une implacable haine, sera vaincu au moment où il y pensera le moins. Manilius , allons visiter le camp. Déjà la nuit étend son empire ; ces audacieux se servent utilement de son manteau pour couvrir d adroites manœuvres. Qui voit de près la ruse de l'ennemi doit être vigilant. Que de soins ne me fait point supporter cet orgueilleux !
( Il sort. ) MANILIUS.
Peut-être serait-il plus facile de conquérir le mande entier que celte terre ingrate, où les hom7 mes et les rochers rivalisent de vigueur. Il n'y a rien sur la terre qui puisse étonner leurs cœurs inflexibles.
(Il sorL)