‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 180 sur 292 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mêmes, CURIUS, APULÉIUS; ORMIA, ARIS- TÉA, ayant toutes deux la visière baissée.

CDRXUS.

Voici, cher général, les deux Romains à qui nous devons la liberté et la vie , Leurs bras nous ont délivrés de nos fers. Toi qui estimes la valeur, qui aimes ceux qui suivent le chemin de la gloire, tu désigneras le prix qui doit leur servir de récompense.

VIRIATUS.

Les belles actions trouvent en elles-mêmes une digne récompense. Il n'y a rien sur la terre qui paie un rayon d'héroïsme sorti de la vertu. Ce qu'ils ont fait aujourd'hui aura dans nos cœurs une place distinguée.

ORMIA.

Cette récompense suffit; je ne veux rien de plus^ Comme l'action est née du cœur , le cœur seul doit la payer.

ARISTÊA.

Quand on accomplit les Ipis de la nature , le de-

Page 1