‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 184 sur 292 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes , excepté GORROBA.

CURIUS

Quelles seront les vaines tentatives de cet insensé? Un fatal désespoir vient le conduire dans les bras de la vengeance. Terminons courageuse-

Théâtre Portugais. 20

3o6 LE CARA€T]^e DES LUSITANIENS, ment la guerre, que le souffle caressant du repos et de la paix ramène dans les champs arroses du sang des batailles de brillantes et fécondes moissons. Donnons la vie à l'agriculture par la mort des Romains. ', .

G R M I A , ramassant le casque et le remettant sur sa taie.

Qui a un ennemi féroce i^us les yeux ne dépose point les armes; que le reste meure.

ARISTÉA^rinitaot.

Nos bras, heureusement éprouvés , ne savent plus craindre de cruels combats.

VIRIATDS.

Non y. chères héroïnes, notre caractère ne peut permettre que vous vous exposiez une seconde fois au risque des combats.Yous avez donné des preuves bîen^ suffisantes de courage , elles vous conduisent à côté des guerriers les plus sublimes au temple de la victoire ; ceux qui restent de nos ennemis , un ])^tit nombre de Lusitaniens suffira pour les combattre. Jouissez avec triomphe des récompenses de la valeur. Que nos compatriotes vous prennent pour modèle, et reconnaissent qu'un amour généreux dompte tout ce qui vient insulter à son doux empire. Allons, généraux^ allons, mes compagnons, que les projets des agresseurs ne réussissent point où Ton voit naitre Jes vertus civiques. .

FIN ou TROISIEME ACTE.

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