‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 185 sur 292 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Camp des Lusitaniens.

VIRIATUS, CORROBAy CURIUS, APUUÉIUS,

DISTALÉON ', MINURUS.

VIRUTUS.

Il y a une nouvelle trabisoa» Les promesfies £dlaf cieuses de ces monstres ne me trompent plus^ quand dans leur abattement ils se montrent si dociles qu'on les voit s'assujettir à tout. S'ils reprennent des forces c'est pour rompre les traités ^ mépriser les alliances, fouler aux pieds les lors sacrées de l'honneur, et commettre de nouvelles atrocités. Que veut essayer de me proposer le vil Servilius ? Il pense peut-être que nous avons déjà oublié ce traité qu'il signa en tremblant en présence de son frère. Mécipsa, cet esclave des Romains, n'envoie*t-il pas aussi à notre camp un* émissaire? Avec quelle bassesse il se prête à soutenir le despotisme des tyrans du monde ! Va , Minurus, respectons les loix que la guerre enseigne. Conduis les perfides;

3o6 L£ CARACTERE DES LUSITANIENS, qu'ils apprennent aujourd'hui que les Lusitaniens ne cèdent pas à des paroles peu sincères nées de la terreur.

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