IN£Z
Le cœur qui présage tout me le disait bien... Mon mal est sans remède; mon époux est celui qui va me plonger dans la tombe. Mes cruels ennemis ne m'effraient point : le tumulte du peuple^ un roi se'vère, je ne redoute rien pour moi, je crains pour toi seul. Ah! souviens-toi, seigneur, de ce que tu as juré avant de me conduire aux autels sacrés , où. je ne t'aurais point suivi si tu ne m^eusses point promis de garder toujours le respect dû à ton souverain , et de ne pas troubler la paix de son royaume. Tu ne doispasmanquer àtessermens; ce temps est celui que j'avais déjà prévu. O cher époux! éloigne de ton cœur de fatals transports. Va, cours te précipiter aux pieds du grand Alphonse, et qu'en baisant avec soumission la main auguste de ton père, tes larmes tombent sur elle; pense que tu te perds et que tu me perds moi-même si tu agis avec lui en furieux : une docilité extrême peut seule nous sauver; si tu ne veux pas me faire mourir, sois donc soumis.
DON PÈDRE
La crainte de t'affliger peut tout : je serai respec-