SCÈNE V
MÉCIPSA, HILPÉRIC.
MÉCIPSA,
Qu'en dis-tu^ Hilpéric?... N'es-tu pas atterre de la perfidie des monstres que nous servoQS ? Vois les armes qu'ils emploient dans les revers^ ^t comme ils couvrent de noms pompeux la trahison la plus lâche et la plus indigne. Je. ne suis plus roi!... Je me suis souillé par l'amitié d'une nation perverse !.. « Retournons dans notre patrie; de là je ferai con-^ naître au monde entier le caractère des tyrans qui en trompant les hommes les asservissent* Je serai un plus implacable et plus terrible ennemi de Rome que ce brave Lusitanien qui met ses légions en déroute. Ah ! sauvons-lui la vie , si cela est possible ; désarmons les bras infidèles de ces lâches assassins qu'on a achetés. Cherche parmi les miens un soldat dévoué; je veux lui écrire, et lui faire connaître les êtres faibles et perfides qui l'environnent. Que l'honneur arrête les progrès de la trahison !
HILPÉRIC.
Ton projet est si grand et si noble , qu'il efface la tache de cette alliance qui nous a amenés de l'Afrique dans la Lusitanie.
34a LE CARACTÈRE DES LUSITANIENS,