‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 21 sur 292 · DON ALPHONSE, DON PÈDRE · texte numérisé non relu

DON ALPHONSE, DON PÈDRE

DON ALPHONSE

Cj ela suffit , cela suffit , prince ; nous séparons les justes raisons des excuses futiles ; tu n'as pas voulu venir, et je suis venu; je veux oublier, je veux même te pardonner tes fautes, puisque tu les répareras aujourd'hui par l'obéissance. Qu'on voie se conclure ce mariage avantageux dont, pour ton bonheur et pour le bien de l'état , je suis prudemment convenu. Tu verras avec satisfaction, lorsque tu entreras dans Lisbonne à mes côtés , quelle joie le peuple montre en applaudissant à ton union : il se prépare à la fêter avec une pompe telle que l'on n'en a jamais vu. Quelle douceur n'est-ce pas pour les monarques quede répandre la joie parmi leurs sujets ! que de les voir adresser au ciel des vœux ardens pour la conservation de la race royale qui leur assure la paix , le bonheur et la gloire ! Quelle satisfaction n'est-ce pas encore pour eux que d'entendre le peuple approuver leurs actions, et dans son contentement bénir leur règne en se courbant sans répugnance

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