‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 235 sur 292 · ACTE I, SCÈNE V. 4ri · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. 4ri

SÂNGHO.

Tenez bon, brâve homme, ne le lâchez pas. Ah! ceignent lion , ne me faites pas mal ; rappelez- vous que nous nous connaissons, et que nous avons bu souvent ensemble. Votre grâce n est-elle pas le lion des Carmes? Pauvre S^ncbo Pança^ combien il serait préférable pour moi d'être enterré dans un cimetière ^'^^ que dansle ventre d'un lion ! Ah! seigneur lion, vous vous tronipez, ce n'est pas moi qui vous ai défié; voilà mon maître qui vous appelle, allez le trouver. Puisque je dois mourir, je veux mourir en chantant, comme don Cigne des Alagpas; peut-être que ce lion aime la musique.

( Il chante. )

O ciel ! ouf, ouf, je tremble ,

Près de moi le voilà ;

Sous ses griffes il me semble

Qu'il me serre déjà.

Ou me cacher ? Monstre terrible , Du pauvre Sancho vois la peur , Et ferme cette gueule horrible Dont les croc^ ont tant de longueur.

Stupideroi des montagnes, pourquoi fuis^tu un chevalier errant? viens m'attaquer, et tu connaîtras ma valeur. .

( Le lion Tattaque , et il le tue. ) SANGHO.

. ., Oh! chien de lion I attends , voilà que j'y ivais. Victoire ! don Quichotte. . ,

4o6 DON QUICHOTTE,

Dorénavant je ne veux pas que l'on me nomme le chevalier de la Triste Figure, mais le chevalier des Lions, en mémoire de cette aventure.

SANGHO. .

Je n'ai jamais vu un homme plus vaillant; j'en suis encore étonne',

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