‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 254 sur 292 · ACTE H, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE I

pierre^ Ah! ah! elle chavire, {La barque se tourne au milieu des cris de tout le monde; dçn Quiçkgtte et Sancho mennent en nageant jusqu'au rivage où se troussent les animaux. La barque s'j trouve portée par les eaux y et y reste renversée. ) Aï! je me noie , monsieur; nous combattons maintenant ayec les eaux.

Nous sommes bien heureux d'en échapper , Sancho, Je veux baiser la terre qui ma sauve de la mort. ^

• SANCHO

Venez m'embrasser, monsieur; les hommes ne sont tous que poussière. Mais je ne puis en croire mes yeux ; dites-moi , sommes-nous encore dans le fleuve, ou nous trouvons-nous en terre ferme?

Grâces à Dulcinée, nous sommes hors de» péril. 0 malveillans enchanteurs! vous mç poursuivez sur terre et sur mer , uniquement pour m'empêcher de secourir les malheureux affligés.

SANCHO

Ce qui me désolait ce n'était pas de mourir, c'é-* tait d'être noyé dans l'eau quand j'aurais pu l'être dans le vin. Et toi, grisou de mes yeux, embrassemoi mille fois; donne-moi dçu^s; tendres baisers*, Je pensais déjà q;He je ne te reverrais plus de ma vie.

( Deux hommes sortent avec àe» bâtoM à ht ii|ain. )

l»h6mme.

Que fait celui^i dans ma barque?

liiéâlre Portugais. 28 *

SANCHO

On n'y fait rien ; vous pouvez vous en convaincre.

Vous me paierez mon bateau, ou bien je vous tireraj l'âme du corps avec ce gourdin; vagabonds , vauriens I

Lâche canaille, vile race de l'Achéron, est-ce ainsi que vous parlez aux chevaliers errans ? Prenez.

SÂNCHO.

Aï! je suis bâtonnë! La confession! ils m'ont ëreintë !

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