‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 270 sur 292 · SA9GH · texte numérisé non relu

SA9GH

C'est une autre affaire. Dès que l'Ipissier ment, allez-vous-en. Mais, écoutez, envoyez-moi une mesure de ce vin ; je veux m'assurer s'il y a de l'eau.

LE TAVERNIER, enparUnt.

Que votre grâce vive de longues années..

( Une femine pandt. )

LA FEMME

Monsieur le gouverneur, je viens me plaindre à vous d'une insolence...

SANCHO

Comme vous demandez quelque chose , allezvous-en.

LA FEMME

Si vo'us ne m'avez pas encore entendue, coniment pouvez-vous déjà m'expédier ?

SÂNGHO.

Est-ce que je ne puis pas juger sans vous entendre ? •

L/k FEMME.

Seigneur^ Toici l'afTaire. Je suis une jeune personne qui n'ai jamais connu le mariage. Devenue pécheresse, je suis tombée dans la tentation.... Un mauvais sujet , vous me comprenez sans doute.... Eh bien ! il dit maintenant qu'il ne veut pas se marier avec moi.

SikNGHO.

Eh bien ! ne vous mariez pas avec lui : c'est la plus grande vengeance qu'il y ait au monde.

LA FEMME

Seigneur , je veux me marier , mais il ne parait plus ; je penA qu'il a fui.

SAMCHO.

Holà ! Qu'on mette cette femme en prison , avec un nœud coulant au cou , et les fers aux pieds ; qu'elle reste chargée de chaînes jusqu'à ce qu'on voie reparaître l'homme avec lequel elle doit se marier.

LÀ FEMME

Seigneur, cela est contre la justice; considérez que je suis une femme , et que je n^ai jamais été en prison.

SANCHO

C'est pour cela même ; allez.

LA FEMME

Est-il permis qu'une chose semblable se passe dans le monde ?

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