‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 271 sur 292 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

LHUISSIER.

Nous n'avons pas encore vu un gouverneur plus intègre ni plus sage.

SANCHO

C'est seulement pour voir. Personne ne badinera avec moi.

(,Oa voit paraître un homme qui jette les hauts cris. )

L'HOMJtfE.

A l'aide I ils m'ont tué ! il n'y a pas de justice dans cette île.

^ SANGHO.

Qu'est-ce que tu as, brave homme? de quoi te plains-tu ?

Monsieur le gouverneur , je suis blessé de part en part ; je ne puis pas parler, parce que je suis un homme mort.

SANCHO

Vous ne pouvez pas parler , parce que vous êtes mort! Holà ! qu'on apporte l'âme de cet homme, et qu'on la lui introduise de force, afin qu'il parle. Il n'est pas raisonnable que la république souffre de rimpunité des délits.

Monsieur le gouverneur, écoutez l'histoire la plus atroce qui soit arrivée dans cette ile ; prtparez-vous à Fétonnement, apprêtez votre admiration, redoublez votre attention pour m'entendre.

SANCHO

Huissier , disposez l'étonnement , faites préparer

Fadmiralion, déroulez Tattentioii , pour qu'on entende att tribunal les plaintes de cet homme. Comme personne ne «peut le nier, selon la disposition du texte inL. Cœcus^ § Tortus^ff., nul ne doit fermer l'oreille quand il s'agit d'écouter un plaignant '^^^\

LE GREFFIER

Cet homme est un Teritable bourreau de textes.

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