SCENE VI
Hpe place avec des maisons. On voit c[uelques personnages dé->
^isés , et donnant une sërë^ade.
SANCHO, L'HUISSIER et LE GREFF1Ï3V arrivent
en faisant lenr ronde.
C'est maintenant que je me rappelle le temps où je faisais la cour à ma Thérèse. C'était un plaisir ; je lui donnai un jour une sérénade à tout faire danser : la diable de femme était dédaigneuse comme je ne sais quoi ! Je lui demandai la permission d^ baiser sa main ; et elle me tourna le dos ayec tant de grâce et de gentillesse ^ que je le baisai ^ croyant que c'était cette main que je désirais si viyement. Je lui chantai une chanson infernale j et les accens de ma yoix étaient capables de renyerser un homme.
VHUISSIER.
Allons prendre ces yauriens.
SANCHO
Lai&ses-les, huissier.
L»HUISSIEB.
C'est une honte , seigneur^ qu'on aille inquiéter ainsi d'honorables jeunes filles qui demeurent dans la maison de leurs parens.
Skffcno.
Vous ayez raison. Holà! messieurs, tous pouvez bien faire la cour sans déranger les jeunes fiUes.
LE GREFFIER
Vous n avez point de respect pour la justice ; allez-vous-en sur-le-champ.
SANCHO
En&ns, ne donnez ppint de scandale au voisinage , et ne causez pas de trouble par vos divertissemens pendant que je ne ferai pas ma ronde.