ACTE II, SCÈNE VI
UHDISSIER.
Demandez-lui qui il est de la part de monsieur le gouverneur.
SANGHO.
De par monsieur le gouverneur , qui êtes-vous ?
Que vous importe ?
SANGHO.
N'avais-je pas dit qu'il allait se fâcher? Vous n'avez pas voulu prendre mon conseil.
L'HDISSIEB.
Recommencez à le lui demander.
SANGHO.
De par le roi , qui êtes-vous ?
La méchante femme qui t'a mis au monde.
SANGHO.
Aï! c'est ma mère; mais elle est déjà morte. Serait-ce son âme qui me vient voir ? Dites, de grâce , qui êtes-vous?
Je suis votre bancale de grand'mère.
SANGHO.
Vous mentez , drôle ; ma grand'mère n'était pas bancale , et personne dans, ma famille ne l'a été : c'est vous qui l'êtes.
f L'HUISSIER.
De par le roi, vous êtes prisonnier.
L^HOMIIE.
Jci ne vaiu ]his aller ea prison.
84NGHO.
Vous ne voulez pas y aller? regardez bien à ce que TOUS dites ?
Je ne veux pas y aller, je le répète,
SANGHO.
ËK bien , allez-vous^n.
L*HUISSI£R.
Qu'est-ce que cela veut dire ? Il ne veut pas aller en prison ; venez à l'instant.
SANGHa
Huissier , vous êtes terrible. Si cet bomme ne veut pas aller en prison , nous ne pouvons pas l'emmener contre sa volonté; ne voyeMrous pas qu'il peut aller se plaindre de nous ?
rauissiEB.
Il y a trop longtemps q^ie cela dure ; il £àXkt qu'il vienne de cette sorte.
(n tireTépëe.) U H G MME.
Je vais vous etifiler, si vous venez par-îcî.
( Lm éfétt se croisent, et Sancho s*enfait. )
sເâo.
Les pieïls sotrt bons à quelque chose. Que l'huissier aille à tous les diables ; je Tàî échappé belle.
l'HÛÎSSIE».
Ah ! monsieur le gouvernent !