ACTE II, SCÈNE VI
SAI7GH0, ittoe fenêtre.
Ne laissefez-Tous pas un seul instant ce pauvre gouverneur jouir de son gouvernement , en se reposant sur son lit , les jambes à l'air ?
L'HUÏSSIEB.
Monsieur le gouverneur!
SJLTXCHO,
Puissiez-vous être sotirds le reste de Totrc vie 1 L'entendez-vous avec le marteau ? il frappe à faire croire qu'il bat du jonc.
LB GREFFIER
Ne nous entendez-vous pas , monsieur le gouver- - neur ?
SIKCHO.
Ceci est une sfottise; si j'entendais^ ne rëpondirai^ je point?
rnuissiËB.
Écoutez! nous frappons.
SANGHO.
Le bruit du marteau m'empêche de rien entendre.
L'HUISSIER
Je ne frappe plus ; entendez-vous ?
SANGHO.
Puisque vous ne frappez plus^ je pense que vous ne voulez plus entrer.
LE GREFFIER
Il parait que vous n'entendez pas*
4«o DON QUICHOTTE,
SAHCHO.
Ne puis-je pas être sourd si cela me conTient ? TOUS me la baillez belle.
L'HOISSIER.
Seigneur , l'ile est entourée d'ennemis ; venez la
secourir.
s ANC HO.
Adieu mes projets. C'en est fait pour cette fois du pauvre Sancho Pança.
LE GREFFIER
Seigneur, venez de'fendre la place; présentezvous pour nous commander comme un brave capitaine.
SAtlCHO.
Envoyez chanter les litanies de tous les saints , et TOUS verrez comme les ennemis s'en iront.
L'HDISSIER.
Oh ï cela est trop fort ! nous jetons la porte en dedans.
(S»chapuùl.)
SANCHO
Attendez; j'y vais. Y a-t-il long-temps que vous êtes ici?