‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 288 sur 292 · LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE

Je te donne un joyau qui vaut mille pièces d'or , mais il est enchanté.

SANGHO.

Ehbie0^ je vais le désenchanter^ pendant <|ae mon maître fera tomber votre barbe.

LA. COMTESSE, chaDUnc'

Que les nuages , que les vents ,

M'amënenl ce coursier rapide Qui doit porter le héros intrépide; £t que Sancho Pança , l'honneur des confidens ^

£n croupe derrière son maître ,

Change ce visage odieux Que la livide mort rendrait moins laid peut-être , Que ce menton barhu que j'ai reçu des dieux.

( Lorsqu'elle dit ces dernières pjiroles , oa Toit descendre du haut des airs un cheval sur lequel montent don Quichotte et Saxicho Pança. )

SANGHa

Ne tirez pas trop le mors ^ il est sensible de la bottche ^^'^

Nous passons déjà la re'gion aérienne.

SANGHO.

C'est vous qui êtes aérien ; ce cheval va comme s'il volait : en allant ainsi dans l'air ^ il doit avoir bien des ventosités.

DON QUIGHOTTE.

Voilà la région du feu; nous en sommes bien près.

( Le cheval tombe avec doua Quichotte et Sancho. ) SANCHO.

Voici la région de la terre. Ahi ! je me suis brisé les côtes. Madame la comtesse Trifalda^, où sont les pièces d'or ?

Page 1