‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 289 sur 292 · ACTE II, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIL

Là COMTESSE.

Seigneur don Quichotte ^ je $uis déjà dësenchante'e. Puissiez-y ous y ivre de nombreuses années! Sancho Pança , les pièces d'or yiendront dans leur saison. Adieu.

SANGHO^

Peut-on yoir une plus grande insolence? N'es-tu qu un âne, Sancho ? Va-t*en , ya-t'en , seigneur j je me décide à retourner dans mon village , pour me faire saigner et purger, puisque j'ai fait tant de chutes de malheur, sans en pouvoir faire une avec la fortune.

Vos grandeurs voudront bien me donner la permission de m'éloigner; il n'est pas raisonnable que je reste ici plus long-temps sans aller de'senchanter d'autres personnes, puisque j'ai délivre' cette comtesse.

LA. DAME

Je ne dois pas vous troubler dans le louable exercice de vos chevaleries.

LE GENTILHOMME

Vive à jamais le seigneur don Quichotte , pour tant de désenchante mens !

Seigneur, cela a toujours été de mon devoir. Sancho, va seller les chevaux.

SANCaO.

Âllons-nous-en de cette maison enchantée.

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