ACTE II, SCÈNE X
COELHO. ' '
Plaise à Dieu que cela soit ainsi ! mais}W doute ; tu es trop avare de châtiment, seigneur. Outre qu'un simple bannissement est une peine bien légère pour les fautes dînez, je crains que ce projet n'enfante d'horribles attentats; il serait peut-être pre'férable d'employer les derniers remèdes comme les plus efficaces. Je connais le caractère de don Pèdre y il prendra mal que tu essaies de lui enlever Inez; je crains qu'oubliant les devoirs d'un fils, il ose armer son bras contre son propre père.
DOIï ALPHONSE.
Ne profère point de telles paroles; ne fais point à mon fils cette injustice ; l'idée d'un tel attentat sufiit pour me remplir d'horreur. Va faire en sorte que mes ordres s'exécutent promptement ;. si quelqu'un se hasarde à les contrarier^ sou affreux châtiment servira d'exemple mémorable au nu>nde entier.