DON PÉDRE, DON S ANCHE
DON PÈDRE
Il sera certainement encore plus horrible que tu ne penses, s^tu ne renonces à d'aussi cruels desseins.Quelle inhumanité ! le supplice d'Inez, de mon
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épouse ! Comment puis-je ne point me révolter? comment éviter un crime nécessaire que le devoir et la tendresse me prescrivent? Un crime, ai-je dit ?.. Ah ! non ; loin de moi les remords. Défendre une épouse n'est point un crime; c'en serait un de la laisser dans l'abandon. Éloignez-vous, vaines maximes, lois oppressives que la tjrrannie impose à l'ignorance. Rien ne se doit aux parens pour l'existence ; leurs soins , leurs bienfaits , sont les seuls titres qui leur donnent un droit sacré à notre obéissance. Mon cœur révoque leurs droits, je regrette seulement d'avoir à me repentir de les avoir soutenus. Tu voudrais, roi cruel, me charger de chaînes pour pouvoir m'enlever sans obstacles ma chère épouse! Tu l'as projeté en vain, non.
DON SANGHE.
Tu délires : quelles sont tes intentions? tu veux résister aux ordres de ton père qui, furieux...