‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 59 sur 292 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

INEZ, ses enfans,

INEZ

De vaines et séductrices espérances ne peuvent me tromper plus long-temps ; le coeur me prédit que le terme désastreux de mes jours est arrivé. Oui , chers enfans , vous êtes près de perdre votre mère;*., venez dans mes bras;.... bientôt.... ah ! malheureuse ! bientôt les tendres caresses d une mère vont vous manquer ; pour toujours je vous laisse ^••.. pour toujours!.... Cruelle séparation! douleur intolérable!... momens horribles!... ciel!... je ne puis^... je n'ose,... hélas! regarder mes enfans; plus je les contemple, plus je m'afflige ; je sens déjà les forces me manquer entièrement,... mon cœur se brise;... quelle anxiété!... ah! il me semble que la mort.;.. Elle arrive déjà,... sa main décharnée;.... quelle horreur! Attends,.... suspends, ô mort!... permets qu'auparavant... Mes fils, où sont-ils ?. • . je veux encore les voir; . , . cruels , ne me les dérobez p^int;... avant de mourir je veux les embrasser au moins encore une fois : qui ose les arracher de mon sein? Ah! barbares!.... mon sang.... Mon époux, mon époux, où es-tu, que tu ne viennes pas à mon secours ? Mais c'est en vain ;... il est déjà tard,.,, la sépulture....

io8 INEZ DE CASTRO,

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