‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 58 sur 292 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DON ALPHONSE, INEZ, ses fils, COELHO. Inez, aussitôt qu'elle aperçoit Coelho , se lève avec effroi.

GOELHO.

On attend après toi, seigneur; viens, ne tarde pas ; le peuple commence déjà à se mutiner.

0 Dieu I je me meurs.

DON ALPHONSE

Inez , ne désespère point ; je ne suis pas inflexible, mes larmes te l'ai&rment. Mais je ne puis pas manquer à mes devoirs; je ne suis pas mon maître, j'ai des sujets ; devant eux, devant le ciel et la terre je suis responsable de tout ce que je fais; je ne suis point despote , et je suis clément : tu as Alphonse pour toi , mets ta confiance en lui ; dans le conseil d'état je vais moi-même plaider ta cause. Ciel ! in« spire-moi.

Page 1