‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 63 sur 292 · DON ALPHONSE, DON SANCHE · texte numérisé non relu

DON ALPHONSE, DON SANCHE

DON SÀNGHE.

Ah ! seigneur ! si ton fils t'est encore cher, si tu ne veux pas priver les Portugais de Fauguste héritier de ton trône et de ta gloire, ne perds point de temps , remédie au désespoir qui le tue ; je ne pui» déjà plus contenir ses transports , ni voir les douleurs qui le déchirent. Quelquefois tombant dans des convulsion^, et dans le délire, enflammé de fureur, i»*ûlantde rage, il mord, il essaie de rompre les fers de la prison qui le retiennent. Il blas*phème , et il pousse des cris épouvantables. En d'autres moxneds, consterné, abattu, dans une léthargie profonde, dans une sorte d'agonie, les yeux pleins de larmes, le sein oppresse, il succombe à sa douleur, il tombe, il s'évanouit. Voici que tout à coup, à l'instant même, il m'appelle: « Ami, me dit-il; va, cours promptement savoir » d'une manière certaine, de mon épouse et de » mes fils , si les pervers conseillers ont osé oonspi- » rer contre leurs jours. Ah I cherche mon père , » parle^ui pour moi ; ibiplore pour moi la grâce » d'Inez, représente-lui l'état dans lequel tu me » vois, et si il persiste inexorablement dans ses » projets, proteste-lui de ma part... » Ah! je n'ose point te rapporter,

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