ACTE V, SCÈNE II. n
11 suffit^ n'augmente pas mon trouble. 0 Dieu !
DON S ANCHE
Pardonne, tu m^mposes le silence, mais je ne puis t'obéir. Le grand danger dans lequel je vois les jours du prince^ Famour que je lui consacre, ne me per^ mettent point de cesser de te répe'ter que tu pardonnes à la malheureuse Inez, puisque de sa vie dépend la vie de ton fils. Inez, dès à présent, est l'épouse 4e don Pèdre,... et elle est digne de l'être. Ne crois pas ces cœurs pleins de rage , qui , remplis également d'ambition, d'envie, de vengeance, essaient de noii'cir son caractère. Vois, ô mon roi, / qu'ils te trompent ; tu dois m'en croire , la vérité a toujours parlé par ma* bouche. Inez, douée d'une âme si belle et si noble, sensible à l'excès, disposée à aimer, n'a pas pu s'empêcher d'aimer ton fils; voilà son unique faute , elle n'en a point d'autres à se reprocher, elle est incapable d'en commettre d'autres. Un tel délit , quand il est accompagné de tant de vertus , est digne de pardon , est excusable. ( // rejette aux pieds d Alphonse,) Accorde-lui sa grâce, mon roi , que le monde ne dise point qu'inflexible et sévère au delà de ce qu'exige la justice , tu n'as pas même pardonné à l'épouse de ton fils^
DON ALPHONSE^ après avoir réfléchi quelque temps.
Non , non, il ne le dira point. ( Appelant dans le fond du théâtre.) Ho là ! don Nuno I {Avec lui-même*) Cesserai'je d'être père y parce que je suis monarque? Ah! non. • :
Titéâtre Portugais, 8
ti4 INBZDË GASTao,
SGÈNË
- DON SANCHE , DON ALPHONSE , DON NUNO. i^xjût dëtcrmîïies-tù ?
DON ALPHONSE
Pars promptement pour chercher Inez» et enyoie*la-moi ici; dis aux sévères conseillers que je réroque la :senteace;^ que je lui pardonne.
DON SANGHS.
■Grâe^ tè ^ïttit ^endueis^ bon rm !
î>ON NÛNO, en parttnt.
D heureuse Inezl déjli près de la sépulture , tu retournées à la yie.