DON MONO
O cruauté ! ô disgrâce !
DON ALPHOnSE.
Qu*arrîve-t-fl?
La douleur et les larmes m^empécheut de parler. Je suis venu trop tard, seigneur..... Inez«v....
DON ALPHONSE
Est morte?
DON NUNa
Elle le sera bientôt.
L'AMBASSADEDR,
ODieu!
DON NDNO,
En vain tu as pardonne à l'infortunée. ^Itérés de son sang illustre, les cruefis ministres ont anticipé...
DON ALPHONSE
0 monstres détestables et sanguinaires! Et vous avez pu..... Achève.
DON NDNO.
te
Messager de l'heureuse nouvelle du pardon , je m'achemine rapidement vers l'appartement d'Inez : déjà peu éloigné de l'endroit ou elle se lamente, il me aemble que ,le& voûtes :gémissent ; j'accélère en-
ii8 ÏNE2 DE CASTRO , '
core davantage mes pas rapides; et dans le moment oii les cruels faisaient tomber sur le sein dînez leurs coups afFreiix , j'entre.... Quelle horreur ! Je m'écrie : le pardon ! le pardon ! A ce mot de pardon , les impies tremblent , et le fer leur tombe même des mains. Cependant c'est en vain y le sang coulait déjà, et mes cris n'ont servi qu'à rendre la blessure peut-être moins profonde : alors Coelho et Pacheco , semblables à deux statues y comme effrayés de leur crime, ne pouvant proférer pendant long-temps une seule parole, se regardant l'un et l'autre épouvantés, n'ont eu que la force de dire à la fin : (c II ne nous reste qu'un moyen, fuyons. » Et aussitôt les cruels ont disparu^ Inez , défaillante , avait à peine entendu que tu lui pardonnais ; levant les mains au ciel ainsi que ses yeux abattus , elle t'a béni mille fois , mille- foid elle a adressé aux cieux de ferventes prières pour toi. Pleine de reconnaissance, on voyait, lorsqu'elle prononçait ton nom , que son visage , couvert des ombres de la mort, s'animait d'une douce satisfaction. Pendant, que les malheureuses dames cherchaient à étancher le sang qui coulait de son sein , a Pour dernière faveur, dit-elle, je supplie qu'on me conduise en présense d'Alphonse ; je veux allef encore baiser sa main clémente , et expirer à ses pieds pleine de reconnaissance. » L'infortunée ayant ses enfans à côté d'elle, et te cherchafit, seigneur, s'avance déjà vers ces lieilx à pas tremblans,
ï)0N ALPHONSE.
0 destin !..,ô cruauté!... Malheureuse Inei!...
ACTR V , 5€È»E VHI. 119
fik laaltk^ur^uxU.. pl^9 malheureux encore que t^usles deux, père désolé !.«« Tous les maux^ le^ fureurs , les disgrâces, les remords, m'auront accom-^ pagnes depuis le berceau jusqu'au sépulcre. Je suis ne pour être le fle'au des huir^ai^s ; j|e ^uis ne pour être l'opprobre de la n sature : le Portugal^ dans $a brillante histoire , appellera ayee raison Alphonse IV mauTaîs frère , fils ingrat , père tyraa.. Je suis coupable de la. mort d'ïne^ ^ moi qui , troBptp^; par des pervers , aï écouté si tard le eri de l'humanité. Ah ! fuyons ! fuyons de ee^ lieux ! je n'ose point Toirl'infortunéc/MaiS; ah! malheureu;(!c.. les forces m'abandonnent: Toici qu'elle firriye.^. Afl^isi, &e«oure9^moî; éloignez^-moi d'ici ^,*.