‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 68 sur 292 · SCÈNE VUL · texte numérisé non relu

SCÈNE VUL

Les mêmes ^ ÏNEZ , LES DEUX ENFANS, Mkt VIRE , DEUX SUIVANTES \ elles soutiennent dans leurs bra3 \r\^%^ qui arrive bles^'ç.

INEZ

Ah I ne me fiiis pas^ ... ne me ftiis pas, seigneur ; • . .. prendstespetits-fils...Pourteles remettre, l'amour maternel m'entraîne ici, quoique je touche à mes. derniers instans. Tristes orphelins, adieu !.«. adieu, mèsenfans!.. Jeles dépose entre tes mains, seigneur : qu'ils rencontrent un défenseur dans ton coeur bienfaisant; que leur aïeul les protège puisqu'ils perdent déjà une mère!.. Puissent-ils un jour| dignes de toi, dignes fils du père le plu§ yertueux, par des vçrlu& égales, par d'honorable^ feit?jCoi»pen^prlçp»rdoa

que tii m as accordé !••• Pour dernière grâce, permets-moi encore^ avant que d*cxpirer, de t' appeler mon père.

DON ALPHONSE

Appelle-moi ton boui^reau; ne me donne point un nom qui ne me convient pas. Plût à Dieu que je pusse aussi t'appeler ma fille!... mais je ne l'ose point. Non^ la nature tremblerait si elle voyait profané par mes lèvres un nom si doux.... Ton sang crie : Tu ne dois que détester le cruel qui t'as-, sassine. Mais tu es bien vengée. Plus nialheureux mille fois que toi, je souffre mille morts. Ah ! épargne à ton bourreau l'horreur de te voir exhaler les derniers soupirs... Je m'en vais, oui, parce que jusqu'à ma présC^nce doit être odieuse à tes regards. ( // m pour partir ; mais en wjrarU que don Nuno veut V accompagner y il se retourne y et dit : ) Que personne ne me suive I Ah ! non, que tout le' monde me laisse ! que tout le monde me fuie ! Je veux me cacher à tous les vivans, jusqu'à ce que je puisse me plonger pour toujours d^ins l^s abîmes.

( 11 sqrt précipitamnent, ]^

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