SCÈNE X
Les mêmes, DON FÈDRE, DON S ANCHE.
DON PEDRE. Il entre sur la scène , pleindejoie, sans voir le corps d*Ines.
Épouse bien-aimée , Inez , chère Inez , vole dans mes bras'., viens rendre ma joie complète. ( // i>oit pleurer don Nuno et Tambassadeur qui sont devant le corps dînez.) Mais quoi!... vous pleurez... Quel funeste augure ! . • .
( Il regarde eo arrière , jette les yeux sur Inès privëe de trie , veut courir à elle , recule plein de terreur, et tombe évanoui danois les bras de don Sanche et de Tambassadeur. )
taa IKEZ OB CASTRO,
DON SANGHE.
0 prince malheureux!.... Angoisse mortelle ï Éloignez de ses yeux son ëpouse qui n'est plus.
(Eltrire et les suivantes retirent de la scène Inez ainsi que les enfant.) DON PÈDRE, dans le déUre.
Mon épouse! où est-elle?..» AUe^^ l'appeler.
DON NUNO
Ah ! seigneur !
DON PÈDRE
Ne tardez pas^ allez l'appeler. Moi-même, moimême j'y vais... Inez ! épouse!
( Dans ses eonvulsiins , il -veut marchmr et no le peut pomt ) UAMBASSADEUR.
La douleur extrême le priye de ses sens.
DON NUNO
Ton épouse. .. Ah! Dieu !... elle n'existe déjà plus.
Elle est morte ? Ciel injuste ! Lumière terrible ! Quoi! et toi aussi, don Sanche, tu m'as trompé. ( Regardant le lieu où il a s^u Inez. ) Ah ! oui , moimême je l'ai vue. Horrible image ! ... Et mes yeux ont encore voulu, s'ouvrir. J'ai vu ma chère épouse morte, et je vis encore! (Il veut tirer son éfjpce.) Attends, attends, Inez, je t'accompagne; je te suis déjà, oui.... (Don Nuno et don S anche V empêchent de tirer son epée : après awir réfléchi , il dit ; ) Mais non , avant il faut venger sa mort. Qui Fa assassinée ?«.. Dites ?••• Peut-être. •• est-ce lui, ce tyran qui s'appelle mon père.