‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 127 sur 310 · VIRGINIE, APPIUS, JULIE · texte numérisé non relu

VIRGINIE, APPIUS, JULIE

VIRGINIE, revenant sur ses pu , aperçoit Appiat.

Que la foudre tombe sur moi et m'écrase aux yeux du tyran !

( Elle se jette dans les bras de Julie el détourne U tuô. ) APPIUS , «'avançant vers elle avec hésitation, et lui parlant avec tendresse.

Virginie ! sois moins injuste. Je ne suis point un tyran ; c'est ton père qui Test , et non Appius : implacable dans sa haine, il n'a pas voulu m'écouter , il m'a force , à me montrer rigoureux envers lui. Sois plus équitable et plus généreuse ; l'esclave le plus criminel a le droit de se justifier. Ne laisse pas mon cœur en proie aux plus cruels tourmens. C'est un sort horrible que d'être haï.... et méconnu.

Et qui, pour son malheur, a mieux appris à te connaître que moi, barbare? À qui as-tu coûté plus de larmes , de honte et de douleur ? Quel cœur as-tu percé de plus, de coups de poignard? 0 dieux ! telle était donc la générosité avec laquelle tu protégeais la vie d'un ennemi ! tandis qu'on l'assassine par ton ordre , tu gémis de sa perte , et m'offres la main qui l'a tramée. Tyran de ma patrie , oppresseur de mon père , meurtrier de mon époux , il ne te restait plus qu'à rallumer dans mon cœur une flamme que tes

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