SCÈNE VIII
VÏRGimtJS, VIRGINIE.
V1HG1NI0S,
Ma fille, tu donnes un exemple à Rome, quelle n'attendait pas de ton sexe, de ton âge, et qui a surpassé mon espoir. Ton père s'était oublié : tu as salivé son honneur. Virginius ne descendra plus aux prières, tu lui montres aujourd'hui la route qu'il doit suivre, il remercie les dieux.,, de ce qu'il est père. Il reste encore un moyen d'éviter le joug; voici le moment de montrer une véritable force. Ton courage est maintenant ton seul protecteur; ton vieux père aux pieds du tyran a dû ouvrir les yeux sur ton danger. Choisis d'être libre, ou avilie pour toujours. Ici commenceront ou finiront tes tourraens: quel est ton espoir, ton dessein?
VIRGINIE
De faire, mon père f des souhaits pour votre li-
ai* VIRGINIE,
berté, et d attendre ce que les dieux ordonneront de moi. Sicinius savance vers Rome, il est offensé, et connaît mon malheur.
VIRGfTilUS.
La vengeance est impuissante ici. Un instant suffit pour t'avilir; tu ne peux attendre un prodige d un ciel indifférent pour nous, La fuite t est interdite; tes chaînes sont prêtes : dans un moment il n'y aura plus de chois,
VIRGINIE
0 dieux !
YIRGINICS,
Aimes-tu mieux la vie que ton honneur?
VIRGINIE
Moi?
VIRGINIUS
Mourrais-tu plutôt que de voir ta naissance flétrie?
VIRGINIE
Je porte votre nom, mon père, et vous pouveE me faire une pareille demande?
VI R G IN IUS, avec Émotion.
Virginie, c'en est fait... embrasse-moi h,. Tyran ! Rome existe encore : Virginius respire de nouveau; Home vit dans son cœur : tremble !
vtrginie.
Vous pleurez, mon père!