‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 169 sur 310 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

brasse tout entier. Lorsqu'il faut choisir entre des devoirs différera, j'étouffe la voix de la vengeance pour n'écouter que celle de mon cœur. Je sais qu'il est parmi vous des hommes qui , les uns dans l'espoir ambitieux de profiter de nos dissensions , les autres n'écoutant que leurs ressentimens personnels , blâment ma clémence ; mais je suis roi pour vous gouverner : assez, et trop long-temps nos querelles ont affaibli l'état. Si Sverker veut renoncer aux droits qu'il prétend, sa fille , en partageant mon trône réunira nos maisons et nos coeurs : que Sverker, déjà trop faible pour me disputer la couronne, que mes sujets égarés qu'il a su armer pour sa cause, prennent la route que leur ouvre ma clémence. J'ai sans doute le droit comme le pouvoir de punir dès à présent leur témérité par le glaive; mais que Sune se rende dans le camp ennemi pour porter des paroles de paix ; ami de Sverker il a de l'empire sur son esprit, et j'attendrai en armes sa réponse. ( A Fale Bure. ) Toi , qui sauvas ma vie, (à FolkeJarl) et toi , mon second père , toi qui m'as rendu l'auteur de mes jours, et qui as protégé mon royaume; (à la noblesse) vous, qui m'avez donné les preuves d'une fidélité sans exemple ; vous tous , suivez-moi dans le camp , et montrez votre roi à l'armée.... Mais j'aperçois Sune ; sa présence nous annonce toujours une victoire.

*4° SUNE JARL

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