SCÈNE IV
SVERKER, SUNE JARL, GUNNAR
S UNE JARL, à Guniiar, en entrant.
Elle pleure!., elle me fuit!... Hélène se soumet à son sort; dois-je en être étonne'? J'obtiendrai la paix. Un père , un père chéri me demande cette preuve d'obéissance. ( 77 s'avance sur le devant du théâtre. ) 0 ciel ! est-il possible. .. Sverker lui-même, seul parmi ses ennemis... Mais il a cherché sa fille, et n'a consulté que, son cœur.
SVERKER.
Ton cœur, si comme le mien il n'était point changé , devrait te dire que je suis venu aussi chercher un fils chéri. Je me rappelle t'a voir donné ce nom lorsque je te pressais dans mes bras; je me souviens de l'amitié de Sune, et j'oublie ses torts. Vois devant toi celui à qui tu donnais le doux nom de père ; celui qui , autrefois maître dans ces contrées , s'y trouve maintenant sans défense , banni par son peuple , abandonné de ses amis , et qui n'a plus que son courage qui lui rappelle ce que fut Sverker. Il vient inconnu en ces lieux; mais , malgré son * malheur , ce n'est point pour solliciter les faveurs de ceux dont il s'est attiré la haine ; il ne compte que sur toi qui connais son amitié .' je ne te demande que ce que tu m'as enlevé : tu peux me rendre une armée et ma fille... rends-moi aussi Sune.