ACTE III, SCÈNE III. a
HÉLÈNE
Pour Sune et pour toi , pour un amant et pour un père, que de raisons j'ai de trembler !•.. Quelle vengeance t'anime, -et quelles seront les suites de ta témérité? Sverker pourra-t-il s* soustraire aux regards pénétrans de Folke ? Contente-toi de m'emmener, si tu le peux, avec toi ;... ou plutôt fuis, et ne te montre pas. Sune n'écoutera-t-il pas son devoir plutôt que son amour? Et qu attends-tu de la fidélité' d'un ami perfide? Deviendra-t-il la victime...
SVERKER.
Laisse-moi , et ne cherche point à calmer ma colère. Lorsque tu trembles pour mon sort, je ne reconnais plus ta voix; la violence que je fais à Sune est nécessaire pour rompre les liens qui 1 attachant à Éric, et pour resserrer ceux qui nous unissent : aussi ardent dans mon amitié que dans ma haine , je jure de ne point laisser eh danger le gendre que j'ai choisi, le fils que j'ai aimé, quand mêlne il devrait me livrer à Éric.
Quoi! Sune Jarl pourrait.... Ah! n'armez pas son bras. Je vois son regard étincelant de fureur ; je le vois tourner son épée contre votre cœur... je frémis.... Où vais-je?... quel spectre s'avance vers moi?... c'est lui!...
SVBRKBR.
U vient... laisse-nous.
< HÉLÈNE
0 jour infortuné !
l£Ue«ort.)
266 SUNEJARL,