‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 194 sur 310 · ACTE III, SCÈNE VI. a · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI. a

long-temps cet envoyé' avec la voix duquel s'unit ta voix pour me braver. L ami du cruel Sverker n'est pas digne de paraître devant mon trône...

SVERKER, mettant la main a son rfpc'e.

Ton trône !... il appartient à Sverker et je saurai avec cette épée...

FOLKE JARL

Gardes ! opposez-vous à l'audace, aux transports, de Sverker. . . L'envoyé est Sverker lui-même, il s'est trahi. Veut-il combler la mesure de ses crimes envers la race d'Éric?

(Tandis que Fdlke Jarl dit ces mots, les gardes d'Éric entourent Sverker. Éric des ♦ cend de son trône et se met ayec la noblesse, et les courtisans du côté oppose. )

ÉRIC

Est ce pour être puni que tu t'es offert à mes regards ?

S UN E J A R L t du coté de Sverker.

Eh quoi ! userait-on de violence !

SVERKER.

Que ta fureur tombe toute entière sur moi. Méprisant la vie, sans crainte pour la mort, je te brave , Éric... Suis avec courage les traces de tes ancêtres , elles sont toutes marquées du sang des Sverker s. J'ai sacrifié les fils d'Éric aux mânes d'un père assassiné; ma vengeance n'a point été complète, puisque tu vis encore... Punis-moi d'avoir commis cette faute. Tu rivalises avec Sverker et frémis d'un crime ! Sois le digne fils d'Éric , et imite l'exemple que Sverker t'a donné. Le sang dont nous sommes couverts, ne peut se laver que dans le sang.

ThéâU* Suédois. l8

a74 SUNEJARL,

ÉRIC

Grand Dieu! daigne me protéger, toi qui connais la pureté de mon cœur.

FOLKE JA.RL, à Éric

Quel sera son sort ? ( À Sverker. ) Et toi qui as rappelé le souvenir malheureux des crimes de nos pères, qui as excité la colère de notre jeune roi, qu'attends-tu?

SVERKER.

La mort.

ÉRIC

Non ; vis et pars. ( Aux gardes. ) Rendez-lui la liberté; on respectera dans ce palais sa qualité d'ambassadeur. \â Sverker. ) Va, et reviens les armes à la main ; Eric marchera à ta rencontre.

SVERKER.

Ma fille me sera-t-elle rendue?

ÉRIC

La guerre l'a livrée en notre pouvoir. Je ne laisserai point armer des droits qu'elle prétend, la main du téméraire à qui tu as donné la sienne. Elle est ma prisonnière.

SDNE JARL.

Hélène! Quoi! on ose.*..

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