ACTE IV, SCÈNE VI. *b
SVERKER.
Mais n'oseras-tu rien de plus? veux-tu me forcer à rendre les armes ?
SUNE JARL
Il est encore en ton pouvoir de faire la paix avec la race d'Éric.
SVERKER.
Mais toi qui as tiré ton épée contre ton roi , qu'espères tu de lui ?
SUNE JARL
Le bonheur que tu n'as jamais connu, celui de mourir avec honneur. Je dois réparer- mes torts envers la patrie offensée , et je donnerais tout mon sang pour me tirer de tes mains.
SVERKER.
Quelle faiblesse !
SONE JARL.
Tu existes encore,., tu as droit de m'accuser de faiblesse. Mais crains que je ne retrouve ma force. Éloigne-toi....
SVERKER,
0 désespoir ! ô fureur ! L'espoir de mon salut devient l'instrument de ma perte ! Tu refuses de te joindre à une armée valeureuse ? Tu abandonnes ton épouse?
SUNE JARL
Je sauverai Hélène , je lui dois encore ce crime. Mais jure de ne plus paraître en ces lieux.
?m StIWE JAKL,
Qui ! Moi ! je serais contraint à faire un tel serment? Tire ton épée....
G U K >' À U , *iî mettant epLrç *u* dcui r i 5 verger*
Prince! est-ce là le sang crue tu dois répandre ! ( Â Sune Jarl* ) Si tu veux sauver Hélène t Jais briser ces portes*
SUNE JARL
Éloigne-toi, je ne souffrirai point que des mains ennemies exercent ici des violences. Je vais moi seul... ( Il fait quelques pas vers le château et revient en entendant ouvrir les portes). Quelle nouvelle épreuve me reste-t-il à soutenir? J'ai entendu s'ouvrir ces portes,.. Je tremble,-, Dieul si c'était mon père?
CUNHAR, iSvirker,
Viens, cette troupe saura te défendre.
( Sverktr H Gutraar se retirent vert ]e* «ridait Je Suiir. )