‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 207 sur 310 · ACTE IV, SCÈNE VI. *b · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI. *b

SVERKER.

Mais n'oseras-tu rien de plus? veux-tu me forcer à rendre les armes ?

SUNE JARL

Il est encore en ton pouvoir de faire la paix avec la race d'Éric.

SVERKER.

Mais toi qui as tiré ton épée contre ton roi , qu'espères tu de lui ?

SUNE JARL

Le bonheur que tu n'as jamais connu, celui de mourir avec honneur. Je dois réparer- mes torts envers la patrie offensée , et je donnerais tout mon sang pour me tirer de tes mains.

SVERKER.

Quelle faiblesse !

SONE JARL.

Tu existes encore,., tu as droit de m'accuser de faiblesse. Mais crains que je ne retrouve ma force. Éloigne-toi....

SVERKER,

0 désespoir ! ô fureur ! L'espoir de mon salut devient l'instrument de ma perte ! Tu refuses de te joindre à une armée valeureuse ? Tu abandonnes ton épouse?

SUNE JARL

Je sauverai Hélène , je lui dois encore ce crime. Mais jure de ne plus paraître en ces lieux.

?m StIWE JAKL,

Qui ! Moi ! je serais contraint à faire un tel serment? Tire ton épée....

G U K >' À U , *iî mettant epLrç *u* dcui r i 5 verger*

Prince! est-ce là le sang crue tu dois répandre ! ( Â Sune Jarl* ) Si tu veux sauver Hélène t Jais briser ces portes*

SUNE JARL

Éloigne-toi, je ne souffrirai point que des mains ennemies exercent ici des violences. Je vais moi seul... ( Il fait quelques pas vers le château et revient en entendant ouvrir les portes). Quelle nouvelle épreuve me reste-t-il à soutenir? J'ai entendu s'ouvrir ces portes,.. Je tremble,-, Dieul si c'était mon père?

CUNHAR, iSvirker,

Viens, cette troupe saura te défendre.

( Sverktr H Gutraar se retirent vert ]e* «ridait Je Suiir. )

Page 1