ACTE V, SCÈNE
crois pas que je reprenne ce que j'ai une fois donné. Pour récompenser tes services, je te dégage de tous tes sermens : cesse d'être en proie aux combats que te livrent des devoirs opposés; je n'exige pas d'ua ami qu'il en subisse plus long-temps te supplice. Va , Sune, sois le gendre de Sverker : il a besoin de ton bras pour l'attaque de ce château au pied duquel on le verra bientôt.
SUNE JABL.
Qu*ose-t-il entreprendre contre toi?
ÉRIC
Tes soldats, en allant se ranger sous ses drapeaux, nous ont menacés de revenir avant la fin de la nuit pour te venger.
SUNE JABL.
Pour me venger !.. et c'est mon nom dont on veut se servir pour une trahison ! Je reconnais la perfidie de Gunnar, et la ruse cruelle de' Sverker, et je n'ai pas encore effacé la tache faite à mon nom !
( On entend de la musique militaire derrière le théâtre. ) ÉBIC.
Ces instrumens guerriers annoncent la paix que Sverker nous apporte.
SUNE JABL.
Je le vois... C'esJ en vain qu'il s'est lié par un serment; mais Sune secoue enfin l'insupportable joug qu'on lui avait imposé.
ÉBIC.
Je reconnais le fils de Folke à ce noble dépit.
3oo SUNE JARL,
SUNE JÀRL,
Rends- moi l'épée qu'on m'a enlevée*
E RIC, lui doD&utl sa propre dpcr.
Je te donne la mienne 7 destinée à un ami, et ne te demande point de serment.
SUKE JAKL.
Prince! ta générosité a fixé mon sort. 0 ciel! quel sang ma main va répandre !... quels nouveaux crimes L. Hélène ! tu n'as plus de père,,, et je ne connais plus que mon roi*
(Il ±grt.) ERIC, a von c'ruicr.
Donne-moi mon casque, une épée, je vais le suivre.
! II vain «nrlir. Fulke J«l le roLituL )