‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 233 sur 310 · ACTE I, SCÈNE VIII. 3a · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII. 3a

à haïr les hommes, et à me mépriser moi-même. Revenu pauvre et inconnu dans ma, patrie y tous mes pas y sont marqués par de nouvelles fourberies. Manquant du nécessaire, je suis forcé de vivre d'intrigue. 0 mon père! ô Caroline! vous avez été trop cruels. Le vice n'est pas encore devenu une habitude pour mon cœur; il saigne à chacun des pas que je fais dans la carrière du crime; mais bientôt... bientôt .. Ah ! je n'Qse arrêter ma pensée sur l'avenir.... Point de réponse à mes lettres.. .. point de nouvelles de ma famille, de mes anciens amis... Oui, je suis oublié.. .. Eh bien! je veux essayer aussi de les effacer de. ma mémoire... Taisezvous, sentimens d'honneur et de vertu qui parlez encore à mon cœur; le sort a décidé ma perte, je suis avec désespoir la route* qu'il m'a tracée. (// sonne.) Plus de pitié pour l'innocence; plus de justice, d'humanité... Riches, veillez à vos trésors, je déclare la guerre à l'univers : encore quelques essais, et je serai endurci.

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