‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 237 sur 310 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

SVINDLER seul. Il s'approche des coffres et les soulève.

Allons, mes fidèles compagnons de voyage, vous qui m'avez rendu de si grands services , qui m'avez procuré de la considération, du crédit, et tant de momens agréables; (ils* avance près de lacassetteportative) et toi, amie précieuse, que j'ai soignée avec tant de tendresse , rendez-moi aujourd'hui le service d'éblouir un avare ; frayez-moi la route à son amitié et à sa bourse ; paraissez renfermer ce métal, l'idole de la terre ; imitez le banqueroutier habile , qui ne semble jamais plus riche qu'au moment où il n'a plus rien; et si la Fortune, cette coquette, depuis long-temps l'objet de mes hommages , lasse enfin du nombredefousauxquelselleaprodiguéses faveurs, vient à me sourire, mon cœur reconnaissant n'oubliera jamais que vous ne m'avez point abandonné dans le malheur. Placés magnifiquement dans le plus bel appartement de mon palais futur, vous vous reposerez de vos longs voyages ; votre vieillesse heureuse et paisible sera visitée par mes hôtes ; je vous présenterai comme les seuls amis fidèles que j'aie trouvés dans l'infortune. ( Après un instant de silence. ) Quelle chimère abuse mes sens!... Paix, j'entends le bourgmestre.

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