‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 256 sur 310 · ACTE II, SCÈNE VII. 36i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII. 36i

»!■•. STRICKER.

Je t'assure qu'elle a toutes les qualités que tu m'attribues.

SVINDLER*

Àh ! ah! ah! et ton extérieur aussi?

ra»-. STRICKER,

De l'aveu de chacun, l'extérieur de ma maîtresse est aussi bien que le niien.

SYIÏÏDLER.

Elle a aussi ton esprit, n'est-ce pas ?

M—. STRICKER.

Elle en a tout autant,

SVIHDLER.

À-t-elle ton instruction , tes talens i

Mm\ STRICKER,

Ouï. Madame Stricker sait tout ce que je sais ; elle joue du clavecin aussi bien que moi, chante aussi juste; elle a jusqu'à mon style et à mon écriture.

SVINDLEB.

Et son cœur?

M01-. STRICKER.

Ressemble en tout au mien ,

SVÏNOLER.

Elle peut aimer?

M*r STRICKER.

Comme moi avec tendresse et fidélité, fdt-ce même un perfide.

SVINDLER.

Caroline ! pourquoi accabler un malheureux?

M-«. &TRICKER.

Je ne veux point augmenter tes peines ; mais tu n'as pas encore répondu à ma première question.

SVINDLER.

Je te l'ai déjà dit , je méprise madame Stricker.

Mm#. STRICKER.

Cela n'est pas vrai , tu l'aimes.

SVINDLER.

Je la méprise avec toutes ses richesses.

M»e. STRICKER.

Tu ne dis pas la vérité , tu l'aimes ainsi que sa fortune.

SVINDLER, en colère.

Non.

M»*. STRICKER.

Oui; elle récompensera ton amour. Je sacrifie le mien , ma haine, ma vengeance, pour te rendre heureux. Apprends que le don de la main de madame Stricker dépend entièrement de moi. Mon approbation en fera ta femme, un non /de ma part te sépare d'elle pour toujours.

SVINDLER.

Caroline ! ces railleries sont amères.

MJ«. STRICKER.

Je ne plaisante point.

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