‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 261 sur 310 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

SVINDLER, M". STRICKER.

SVINDLEH.

Ta maîtresse n'a pas le sens commun.

M**. STMCKtR.

Elle en a plus que tu ne crois. Je te félicite, Guillaume , tu auras beaucoup d argent et, j'espère, une excellente femme*

SVINDLER.

Elle aurait des millions que je n'en voudrais pas ; elle est folle.

M-#. STRICKER.

Madame Stricker folle!... Tu es le premier qui lait dit ; demande à tout le monde.

SVINDLER.

Est-il possible , grand Dieu! que l'argent donne à cette femme de la beauté , de l'esprit , des vertus ? Laisse-moi sortir.

M"*. STRICKER.

Veux-tu abandonner soixante-dix mille riksdalers?

SVINDLER.

Oui , lorsqu'ils se trouvent dans une semblable bourse.

M—. STRICKER.

Guillaume ! Guillaume ! tu te repentiras de n'avoir pas Vftulu de madame Stricker.

SVINDLER.

Que ce regret sera doux , en comparaison de celui de m'être uni à elle!... Caroline, quitte cette femme.

!!■•. STRICKER.

Je ne le puis.

SVINDLER.

Si c'est par un motif de vengeance que tu veux cette union, tu m'auras cruellement puni.

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