‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 272 sur 310 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SV1NDLER, LOEPELD, NICOLAS.

NICOLAS, LiiiHQt tomber « qu'il parte en *oyint Srindler

O ciel ! mes yeux ne me trompent-ils point ?

LOEPELD.

Ils t'abusent diablement; je voudrais que tu fusses aveugle aussi.

SVINOLER.

Non, Nicolas; c'est moi ; mais garde le silence.

NICOLAS

Que je garde le silence ? Impossible : fussé-je muet de naissance , je parlerais aujourd'hui. Il ma donc été' accordé, avant de mourir, de revoir le fils perdu de mon maître! Ah ! pourquoi ne peut-il pas jouir lui-même de ce bonheur?

Que dis-tu? mon père serait-il mort? Dieu !

NICOLAS

Non, non; il vit,... il vit;... mais ses regards ne se fixeront plus sur vous; il ne verra plus son bien-aimé Guillaume. Aveugle depuis deux ans...

SVINDLER.

Aveugle! Grand Dieu! les larmes que je lui ai fait répandre l'auront privé de la vue.

NICOLAS

Vous ne savez pas encore tout, monsieur; mon cœur est si plein , et ma langue si glacée par l'âge ! ( Il s'approche de Svindler. ) Mais n'est-ce point un songe? est-ce bien mon jeune maître?

SVINDLER.

Oui, mon cher Nicolas.

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